AIRBNB, l’économie de la prédation !

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Fraude ou « optimisation » fiscale, au seul profit d’´une multinationale californienne de l’internet (et un peu de fraudeurs français, ça va changer…) destruction de pans entiers emblématiques de notre économie (hôtellerie, restauration…)…
Loin de la gentille utopie de l’économie collaborative, voilà ce qu’est réellement Airbnb. Un remarquable article de Natacha Polony, courageux, car à l’inverse l’air du temps promu par les pauvres jeunes qui ont besoin de vacances pas chères et les pauvres vieux qui ont besoin de louer leur petit investissement au bord de la mer.

On a vu les scandales UBER, il y en a bien d’autres…

Ces géants du numérique américain qui jouent sur l’attrait du prix bas et du revenu caché, sur l’illégalité donc et le mépris du financement de la collectivité, quand eux-mêmes ne payent pas d’impôt – en jouant, soit dit en passant, sur l’absence d’harmonie fiscale européenne -, ces concurrences totalement déloyales face à nos professionnels écrasés de charges et de contraintes, devons-nous les encourager ?

De même qu’on a vu une exigence devenue forte de moralisation en politique, n’y a-t-il pas matière à une exigence de morale et d’éthique en économie ?

Blablacar (que j’utilise) est à bien des égards un système gagnant-gagnant, – notamment pour « la planète » ! -, mais est-il normal que les revenus qu’en tirent les chauffeurs ne soient pas déclarés, au motif fallacieux qu’il ne s’agirait que de « participation aux frais », quand tout un chacun et même les retraités bénéficient de l’abattement fiscal de 10% sur leurs revenus pour « frais professionnels » ? Est-il normal que certains l’utilisent avec des voitures de fonction ou de service procurées par leurs entreprises et pas toujours déclarées comme avantages en nature, réalisant ainsi une sorte de jackpot net de tout prélèvement ?

C’est dit, si je pars en vacances quelques jours sur la Côte d’Azur en septembre, et alors que la tentation en a existé, je n’utiliserai pas Airbnb. Natacha m’a convaincu. Mon argent ira à l’hôtellerie locale, et si j’en manque, je descendrai en nombre d’étoiles. Ainsi, je n’alimenterai pas la fraude ou l’évasion fiscale et je n’engraisserai pas les Américains qui détruisent l’économie de mon pays sans rien payer en contrepartie.

Réaction à l’article du Figaro : lire l’article complet ici

 

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Commentaires

2 réponses à AIRBNB, l’économie de la prédation !

  1. Vincent Aulnay dit :

    Il faudrait qu’une seule commune en France prenne son courage à deux mains et interdise la location meublé touristique à court durée dans sa ville.
    Ce type d’action sferait boule de neige et nous verrons enfin la fin de ce business qui nuit gravement à nos logements.
    Je vit en ile de France et je suis en colère quand je vois des centaine de logement disparaitre chaque semaine pour faire du cash facile non déclarer.
    Une logement AirBnB = Un logement en moins pour les habitants.
    Voir :
    parisvsBnB
    Observatoire-airbnb

    • Jacques-André Schneck dit :

      Oui. Mais je ne sais si ce que vous suggérez serait légal. Dans l’affirmative, évidemment, aucun maire n’oserait le faire…..Risque de tollé des loueurs à la sauvette, souvent ses électeurs…

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